Stress post-traumatique

     
Les moments pénibles font partie de la vie.
     
Il arrive parfois qu’une victime de harcèlement subisse une expérience à la fois si inattendue et si éprouvante qu’elle continue d’en subir les séquelles longtemps après l’événement. Si cet état persiste plus d’un mois, on parle alors de trouble de stress post-traumatique.
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Le trouble de stress post-traumatique ou syndrome de stress post-traumatique, SSPT, ou état de stress post-traumatique est une réaction psychologique consécutive à une situation durant laquelle l'intégrité physique et/ou psychologique de la personne a été menacée et/ou effectivement atteinte. La réaction à l'événement s’est traduite par une peur intense, par un sentiment d'impuissance ou par un sentiment d'horreur.

Selon certaines études, 8 à 10 % de la population souffrirait à un moment ou à un autre de leur vie d'un état de stress post-traumatique. Il existe heureusement des traitements qui permettent aux personnes qui en sont atteintes de retrouver une vie normale.

Les seuls traitements efficaces actuellement sont les thérapies comportementales et cognitives et surtout l’EMDR (Eye movement desensitization and reprocessing) ou IMO (Intégration du mouvement oculaire) . David Servan-Schreiber parle dans son livre GUÉRIR des résultats très positifs observés ces dernières années.

Les symptômes se manifestent généralement dans les trois mois suivants le début des événements reliés au harcèlement. Cependant, il arrive parfois que les symptômes ne se manifestent que plusieurs années plus tard.

On parle de stress post-traumatique lorsque le harcèlement entraîne une souffrance ou un changement des comportements.

     
Symptômes   Difficultés associées
     

- Efforts pour éviter les pensées, les sentiments ou les conversations associés au harcèlement

- Difficulté à se concentrer et à mener à terme ses activités

- Repliement sur soi-même et fuite des proches (confrères, amis, famille, conjoint, etc.)

- Réduction nette de l'intérêt pour des activités qui autrefois passionnaient ou bien réduction de la participation à ces mêmes activités.

-Vif sentiment de culpabilité

- Restriction des affects (par ex., incapacité à éprouver des sentiments tendres).

- Sentiment d'avenir « bouché » (par ex., penser ne pas pouvoir faire carrière, se marier, avoir des enfants, ou avoir un cours normal de la vie).

- Insomnie ou sommeil interrompu

- Irritabilité ou accès de colère parfois même d’agressivité

- Hypervigilance comme s'il fallait rester en alerte pour s'assurer de faire ce qu'il faut et de prévenir tout autre danger

- Réaction de sursaut exagérée (toujours peur d’être pris en défaut)

 

Les réactions qui constituent ce qu'on appelle l'état de stress post-traumatique ne représentent souvent qu'une partie de la souffrance et des difficultés des victimes de harcèlement.

Les victimes vivent souvent un pénible sentiment de culpabilité. En tant que victimes d'un acte criminel, elles vivent souvent de façon intense une grande révolte, de l'agressivité, un désir de vengeance et un sentiment d'injustice.

Les victimes ont souvent du mal à en parler. Leur expérience, les émotions vécues et leurs réactions sont tellement hors du commun, intenses et inconnues jusqu'à présent que les mots sont difficiles à trouver pour décrire ce qui est vécu, surtout pour les gens qui sont de nature un peu renfermée. Les victimes de harcèlement disent qu’il n’y a pas de mots pour dire ce qu’elles ont vécu.

Il est souvent difficile pour l'entourage de réaliser ce que la personne vit. Il vient souvent un temps où la victime se fait dire « reviens-en; oublie ça, secoue-toi. » Les personnes souffrant d'un stress post-traumatique sévère disent à peu près toutes que, même si l'entourage offre une bonne écoute, il vient un moment où elles ne veulent plus en parler, elles ne veulent pas imposer cette lourdeur à leur entourage.

La victime de harcèlement a besoin de quelqu’un hors de son entourage à qui parler, avec qui elle réussira à exprimer tout ce qui a été vécu, tout ce qu'elle a pensé, ressenti et ce qu’elle continue à vivre par rapport à ça.



Il arrive que ces symptômes de stress post-traumatique soient accompagnés de symptômes physiques ou psychologiques d'anxiété ou de panique tels que: palpitations, battements de cœur ou accélération du rythme cardiaque, transpiration, tremblements ou secousses musculaires, sensations de « souffle coupé » ou impression d'étouffement, sensation d'étranglement, douleur ou gêne thoracique, nausée ou gêne abdominale, sensation de vertige, d'instabilité, de tête vide ou impression d'évanouissement, déréalisation (sentiments d'irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi), peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou, peur de mourir, sensations d'engourdissement ou de picotements, frissons ou bouffées de chaleur.

La vision du monde et de la vie sont souvent affectées.